L’application de messagerie chinoise WeChat est interdite par la Force de défense australienne

Le mois dernier, les agences de renseignement américaines n’étaient pas tellement dans l’idée de personnes utilisant des téléphones chinois.

Les dirigeants de la CIA, du FBI et de la NSA ont déclaré à un comité sénatorial en février qu’ils ne recommandaient pas les produits ou services chinois Huawei ou ZTE utilisés par les Américains, préoccupés par le fait que des entreprises ou entités devenaient “redevables aux gouvernements étrangers”.

Maintenant, en Australie, ce soupçon semble s’étendre aux applications chinoises. Plate-forme de messagerie WeChat aurait été interdit d’être installé sur les téléphones appartenant au ministère de la Défense du pays, selon l’Australian Financial Review.

“La Défense ne fournit pas et ne soutient pas l’utilisation de logiciels non autorisés, y compris l’application de médias sociaux WeChat, sur les appareils mobiles de la Défense”, a déclaré un porte-parole de la Défense au journal. L’utilisation limitée de Facebook est censée être autorisée.

Il vient au milieu des préoccupations d’intensification des activités d’espionnage chinois dans le pays, même si la Défense n’a pas précisé pourquoi elle a interdit WeChat, propriété de la société Internet Tencent.

En décembre dernier, le ministère indien de la Défense avait ordonné à ses forces armées de désinstaller WeChat, l’une des 42 applications répertoriées, après avoir signalé qu’un certain nombre d’applications contenaient des “logiciels espions ou autres logiciels malveillants”.

“L’utilisation de ces applications par notre personnel de la force peut nuire à la sécurité des données ayant des implications sur la force et la sécurité nationale”, a lu un mémo publié par l’Indian Express.

Dans un rapport publié en 2016, Amnesty International a classé WeChat et les autres applications Tencent parmi les plus faibles dans une évaluation de la confidentialité des applications de messagerie les plus populaires.

WeChat a obtenu la note zéro sur 100, en raison de son manque de cryptage de bout en bout et de son incapacité à reconnaître les menaces ou à protéger la liberté d’expression. L’application reste toutefois dominante en Chine et devrait être intégrée au système d’identification électronique de la nation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *